Perceval, d’Alain Raux

Par Frédéric Candian, auteur de plusieurs romans, dont Deux âmes dans l’antre des fous (Publibook, 2002) et La communauté de Thésée (Edilivre, 2009), ainsi que du recueil de nouvelles Le langage des oiseaux (Edilivre, 2015). Son site web : www.fredcandian.fr

Ai-je vraiment besoin de consacrer un article au tout nouveau livre d’Alain Raux, le livre qui vient continuer et conclure les deux volumes du Chevalier au lion?

Il vous suffit de lire mon portrait d’Alain Raux, publié récemment, ou ma critique dudit Chevalier au lion, pour connaître l’intérêt que je porte à l’ensemble de l’oeuvre d’Alain Raux.

Pourquoi un tel intérêt? Parce que selon moi, il ne s’agit pas là d’une oeuvre historique, pas plus qu’il ne s’agit d’un travail de recherche ésotérique. A l’évidence, l’oeuvre d’Alain Raux est tout cela et plus encore. Il suffit de la lire entre les lignes pour comprendre qu’elle est faite d’un matériau hautement radioactif, ce qui pourrait expliquer la volonté de certains de la maintenir sous le boisseau.

Souvenons-nous seulement que l’année 2019 aura été celle des Gilets jaunes, celle de l’incendie de Notre-Dame de Paris, et celle d’autres signes plus ou moins subtils d’une France malade, fatiguée, fracturée, inquiète et sclérosée. Vous pensez que je m’égare? Que je fais fausse route? Que je suis hors sujet? Vous pensez qu’Alain Raux ne traite d’aucun de ces thèmes? Vous ne pensez pas qu’Alain Raux nous parle dans ses livres d’une histoire de France trafiquée? Confisquée? Une histoire de France qui, si elle était remise à l’endroit, en inquièterait plus d’un, y compris et surtout en hauts lieux?

Bien sûr, Alain Raux n’a peut-être pas raison sur tout, peut-être est-il parfois excessif, voire radical. Peut-être, tel un chevalier du Graal, a-t-il mis tant de foi et de cœur dans sa quête que plus rien, et surtout pas la raison, pas plus que notre petit conformisme matérialiste post-moderne, plus rien, dis-je, ne peut l’arrêter.

Pour ma part, je ne m’y risquerais pas. Je me contenterai donc de préciser que Perceval, Parfait cathare, fils de Krestos, publié par la Compagnie littéraire, devrait être le livre ultime d’Alain Raux, le but de sa/son (en)quête, son « Apocalypse », littéralement, à savoir son livre des révélations. Et s’il ne l’est pas, c’est que notre petit cachotier varois, en bon hermétiste qui s’ignore, nous mijote encore je ne sais quelle potion magique dans son chaudron provençal.

Alors faites comme bon vous semblera, mais en ce qui me concerne, je ne me lasserai pas d’y goûter.

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