Author Archives: fred

journal d’un aventurier des temps modernes, tome 3, de Yann Gontard

Nous avons nécessairement des idées préconçues, des images toutes faites et des clichés plein la tête. Yann Gontard n’échappait pas à la règle, malgré ses pérégrinations autour du monde.

Il lui a fallu débarquer à Bangkok pour mesurer le fossé qui existait entre ses a priori et la réalité. Le Sud-Est asiatique, mis en avant par Yann Gontard dans son tome 3 du Journal d’un aventurier des temps modernes, reste un dépaysement pour les Occidentaux, mais peut-être pas dans le sens où on l’entend.

Dans les sociétés ultramodernes que sont devenues la Thaïlande, la Malaisie ou Singapour, il reste certainement encore un peu de place pour les rues bondées de cyclistes, de marchands à la sauvette et de pousse-pousse empressés. Mais ces artifices ne sont-ils pas justement maintenus pour satisfaire le touriste occidental épris d’exotisme et d’insolite?

Eh oui ! Finalement, nous aimons bien ces clichés que nous gardons dans un coin de la tête. Ils font partie de notre aptitude à rêver. Alors certes, même si nous devons prendre le monde tel qu’il est, avec son évolution et ses métamorphoses, nous devons aussi continuer de l’imaginer pour satisfaire l’aventurier des temps modernes qui sommeille en nous.

Question de point de vue, de S de Sheratan

Nouvelle enquête, la neuvième, pour Denis Urvoas, l’héritier maudit. Cette fois-ci, le détective de fortune est mandaté en Grèce par l’improbable agence d’investigations paranormales Incoming Encounters.

De quoi s’agit-il cette fois-ci? D’un hurlement. D’une « longue et déchirante plainte », plutôt. mais alors, que ce passe-t-il dans ce minuscule hameau grec? Un prédateur sexuel y sévit-il? Un prédateur tout court? Ou s’agit-il encore d’autre chose?

Question de point de vue, nous répond S de Sheratan, à travers cette nouvelle de la collection InqEnqIncEnc.

Réponse de Normand? Si vous voulez en savoir plus, vous savez quoi faire.

 

interview de Vincent Blenet par Sandrine Turquier, poétesse 3/3

Sandrine Turquier : Le capitalisme est l’égal de l’Enfer puisqu’il consume l’homme dans chaque parcelle de son être et vous parvenez avec maestria à dénoncer dans votre livre ce système et l’aspect souterrain de celui-ci chez l’homme en cette période de pandémie.

Enfermer, confiner n’est-il pas le déclic révélateur selon vous de la part obscure qui sommeillait en chacun ? Plus l’individu est isolé plus la véritable nature humaine se révèle ?

Vincent Blénet :

La bienséance et le politiquement correct est l’affiche géante et récurrente de la société humaine. Personne n’avouera avec franchise brutale ses défauts. L’hypocrisie est maîtresse dans notre société, dans notre époque.

Oui je suis persuadé qu’au fond des gens il y a la crasse, l’aryanisme, l’égoïsme, le vice et le tournevis. J’ai été témoin de nombreuses bassesses des gens dans le centre-ville, ma vie n’a fréquenté que des personnes qui n’ont même pas dissimulé leurs âmes machiavéliques, nocives, destructrices. Beaucoup ont été des salauds prodigieux. Read more

Bienvenue à Roger Goriau

Agrégé d’histoire et Proviseur honoraire, Roger Goriau porte en lui cette frénésie du rat de bibliothèque, sans cesse en quête d’une archive oubliée. Au cours de ses recherches, il a rassemblé suffisamment de documents consacré à l’un de ses aïeuls, un certain Yves-Marie Croc.

Ce dernier, en 1841, entre au petit séminaire de Tréguier, porté par sa vocation. Appelé par Dieu à prêcher l’Evangile dans les terres lointaines, il devient missionnaire au Tonkin, alors que la persécution envers les catholiques fait rage.

C’est cette épopée, cette vie aux confins de terres lointaines que nous raconte Roger Goriau dans sa biographie intitulée La colline aux parfums, publiée par la Compagnie littéraire.

Une histoire de famille, certes, mais aussi une histoire d’aventure et de foi, nimbée de dépaysement et d’exotisme.

interview de Vincent Blénet par Sandrine Turquier, poétesse 2/3

Sandrine Turquier : « Mort sûre d’amour » est une œuvre libidinale où la force créatrice semble atteindre son apogée. La fantasmagorie et la sensualité s’épousent, invitant dans leur danse la beauté d’une écriture docte et douloureuse qui s’appuie sur le désamour des femmes à votre égard malgré votre sensibilité et romantisme noir qui dévoile la belle âme qui vous habite.

Si vous aviez un message à transmettre à l’intention des femmes et de vos futures lectrices quel serait ce message ?

Vincent Blénet :

J’ai l’obsession de ces femmes aux milles charmes pour moins penser à mes flammes aux milles drames.

Pour moi, l’érotisme, la sensualité, la sexualité dans les bras des femmes, je ne partage pas forcément la vision scabreuse hardcore des ébats de nuits féminines. Read more

Bienvenue à Jeanne Guyon

C’est un sujet douloureux qu’aborde le livre de Jeanne Guyon intitulé Comme un vaisseau qui prend le large. La maladie d’Alzheimer est toujours, pour les enfants de la personne malade, une épreuve difficile à surmonter.

A chacun de trouver les moyens et les exutoires pour affronter les difficultés de l’accompagnement des malades.

Dans le cas de Jeanne Guyon, ce parcours difficile est devenu, grâce à la plume, une aventure littéraire empreinte de poésie. le livre est construit comme un dialogue, un monologue plutôt, dans lequel Jeanne Guyon tutoie sa mère dont la conscience, à l’image d’un navire qui s’éloigne, semble prendre le large vers un monde inconnu.

Inconnu pour nous, l’est-il aussi pour la personne malade? Ou ce monde que nous ne percevons pas lui est-il si familier qu’il l’appelle et la rassure?

Pour imaginer ce monde et l’appréhender, Jeanne Guyon use d’une imagerie poétique et de la magie des mots, le meilleur moyen pour elle d’accompagner sa mère, cet être si vivant et si proche, jusqu’aux confins de ce voyage sans retour.

interview de Vincent Blénet par Sandrine Turquier, poétesse 1/3

À l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Mort sûre d’amours » publié aux Éditions « La Compagnie Littéraire », l’auteur Vincent Blénet qui signe ici son dix-septième roman répond aux questions de Sandrine Turquier poétesse.

Sandrine Turquier : Vincent Blénet, bonjour, « Mort sûre d’amours », est votre dernier ouvrage publié aux Éditions « La Compagnie Littéraire », considérez-vous qu’il représente le livre de la maturité et du dépassement de soi par la puissance de vos confidences où les faiblesses, les forces et la révolte sensuelle et sociétale qui brûlent en vous dénonce plus que jamais votre incompréhension d’un monde déséquilibré et dans lequel vous vous sentez toujours rejeté et incompris ?

Vincent Blénet :

J’avance au fur et à mesure de mes ouvrages, péniblement, difficilement, parfois à reculons sur un fil vertigineux, j’avance comme un otage de l’existence au-dessus d’un champ de mines explosives, radioactives, je fais mon cheminement, progressivement et chacun de mes livres illustre mon évolution de vie. D’ailleurs mes titres ont un lien avec mon état d’esprit du moment et du temps d’écriture de l’ouvrage qui est publié. Read more

Bienvenue à Nanno Bolt

Tous les livres ne peuvent pas s’adresser au grand public. Le dernier livre de Nanno Bolt, nouvel auteur publié chez la Compagnie littéraire, est l’un de ces ouvrages écrits par un spécialiste pour des spécialistes, qu’ils soient scientifiques ou historiens.

Bien sûr, que cela ne dissuade pas les curieux de découvrir Les apothicaires en Bourgogne médiévale (1200-1600).

Nanno Bolt, n’en est certes pas à son premier livre, mais ses nombreuses publications se cantonnaient au départ au domaine de la chimie, sa spécialité.

Dans ce nouvel ouvrage, abondamment documenté, Nanno Bolt aborde tous les aspects de la vie et du travail des apothicaires bourguignons de l’époque.

A l’aspect scientifique s’ajoute donc l’aspect historique. Un livre pluridisciplinaire, donc, qui s’adresse en priorité les spécialistes dans les domaines concernés, mais qui ravira aussi certainement les médiévistes et autres curieux férus d’érudition.

Mort sûre d’amours, de Vincent Blénet

Chez Vincent Blénet, la douleur, l’angoisse et le sentiment d’oppression laissent peu de répit. Et lorsque cet auteur emblématique de la Compagnie littéraire, de livre en livre, personnifie son mal-être sous la forme de créatures surnaturelles en proie à des passions démoniaques, ce n’est que pour mieux plonger le lecteur dans le tourbillon de ses tourments.

Mais lorsqu’un gouvernement entreprend de confiner la population, de la museler et de l’assommer d’une propagande inique, le tourbillon des tourments devient alors un abîme au fond duquel l’enfermement n’est plus une vue de l’esprit, aussi chaotique soit-il. Il devient une réalité, une croix supplémentaire à porter, un fardeau quotidien.

Lorsque le prisonnier effectue quelques pas dans sa cour de promenade, les rues de Montpellier, il ne devine pas des visages derrière les masques, mais bel et bien d’autres masques, encore plus inhumains sans doute. Et lorsque sonne l’heure du couvre-feu, le théâtre d’ombres se met en pause. Montpellier se vide durant l’entracte. Read more

J’ai lu : InqEnqIncEnc (épisode pilote)

Priez pour ne jamais avoir à recourir aux services de l’agence Incoming Encounters ! En effet, si tel est le cas, c’est que vous croyez être confronté à un phénomène paranormal. Mais ce n’est qu’en pénétrant dans ses locaux, situés dans les bas fonds de Philadelphie, que vous en serez persuadé.

J’en veux pour preuve l’histoire peu banale de Denis Hurvoas, personnage principal de la saga InqEnqIncEnc (Inquiétantes Enquêtes d’Incoming Encounters), qui de correspondant de guerre, se retrouve, par voie d’héritage, détective chasseur de fantômes et d’énigmes surnaturelles.

A peine rentré de Syrie, et croyant pouvoir couler quelques jours paisibles auprès de sa famille en Provence, Denis Hurvoas découvre dans son courrier la lettre d’un notaire de Philadelphie, Maître Everett Mc Gill, qui l’invite à se faire connaître pour bénéficier du leg d’une obscure aïeule, Eleanor Throttle. Read more

1 2 3 57